Pourquoi parler du passé ne suffit pas :on ne guérit pas en regardant derrière soi mais en avançant vers soi

« Je sais d’où vient le problème. J’ai déjà vu des psy, fait des cures, des diet… mais je ne m’en sors pas. Je mange toujours par compulsions, et plus le temps passe, plus je grossis. »

C’est une phrase que j’entends très souvent au cabinet.

Lors de la première séance, je vous pose beaucoup de questions.

Non pas pour fouiller le passé, mais pour toucher le cœur du problème, celui qui se cache derrière les années de lutte, de fatigue, de régimes, de culpabilité et de solitude.

Et très vite, nous tournons notre regard vers l’avenir.

Parce que les traumas, les blessures, les parents malveillants, les années sans féculents, les dépressions, les burn out…

Ce sont des faits.

Mais personne ne vous a appris à vous reconstruire.

Dans mes séances, je ne vous ramène pas en arrière.

Je vous ramène à vous.

Je comprends votre histoire, je comprends la petite fille qui a souffert, qui a dû devenir adulte trop tôt, qui a appris à tenir bon, à serrer les dents, à ne rien demander.

Mais ensuite, nous faisons quelque chose que très peu de thérapies enseignent :

nous déconstruisons les identités qui ne sont pas les vôtres.

Ces identités qui se sont collées à vous au fil des années :

– « Je suis quelqu’un qui doit tenir bon, être forte. »

– « Je suis quelqu’un qui manque de volonté. »

– « Je suis quelqu’un qui n’est pas normal. »

Et parfois, ça va encore plus loin.

Certaines arrivent persuadées d’avoir des troubles de l’attention, d’être “désorganisées”, “incapables”, “trop dans leur tête”.

Mais au fil des séances, en mettant de l’ordre dans les pensées, en apprenant à faire ami avec la voix du mental, en installant des habitudes simples et minimales, et surtout… en remangeant des féculents et plein de belles choses, on découvre que cette identité ne leur appartenait pas.

Et c’est là qu’une question essentielle apparaît :

Qui suis‑je ?

Pas “qui j’ai été dans la douleur”, mais “qui je veux être maintenant”.

Quelles sont mes valeurs ?

Qu’est‑ce qui compte pour moi ?

Qu’est‑ce que je veux ressentir au quotidien ?

Quelles envies j’ai mises de côté depuis trop longtemps ?

On ne guérit pas en se définissant par ses blessures.

On guérit en se reconnectant à soi, à ses besoins, à ses envies, à sa manière d’être au monde.

On déconstruit tout…

pour reconstruire enfin.

Parce que oui :

C’est bien de parler du passé, mais ce n’est pas suffisant. Il est temps de regarder plus loin et d’apprendre à vous reconstruire.

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